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Notes de travail et notules de lecture d’une pensée à l’œuvre.

 

 

Truisme ou enfantillage : Pour arrêter de mourir, il suffit d’arrêter de vivre.

 

 

 

L’être-masque : revendiquer la superficialité en tant que profondeur.

 

 

 

« Le sens du monde dans lequel nous vivons est à la surface des images qu’il produit. » Andy Warhol

 

 

 

Intéresser (littéralement « être au milieu de »).

 

 

 

Prise de notes personnelles appelées en grec « hypomnêma ».

 

Ce que je recherche dans l’art, c’est la pensée.

 

 

Le génie est le contraire d’un mode d’emploi. Il est irréductible à quelque règle que ce soit. C’est ce qui distingue l’art de la technique et le génie du savoir-faire. Le génie est ce qui n’imite pas mais est imité.

 

 

 

Ne pas croire en l’homme comme on a cru en Dieu.

 

 

 

Arguer une complexité croissante serait encore assimiler l’évolution au progrès…

 

 

 

La pensée a le corps pour limite.

 

 

Une totalité sans système, où l’impossibilité même de la totalité serait le moteur.

 

 

 

L’histoire de l’humanité pourrait ainsi se résumer : Elle ne cessa de connaître sans jamais comprendre.

 

 

 

Répondre à la question « qui es-tu ? », c’est raconter une histoire…Ainsi commence la littérature.

 

 

 

Le désir d’enfant est malsain, car le désir naît du manque, en l’occurrence, d’un manque à son endroit…

 

 

« Ecrire, ce serait mettre au jour son île, dire son île, le dire insulairement, avec ses créations propres. » Valéry

 

 

 

Avoir question à tout plutôt que réponses à tout.

 

 

 

Rien de plus vivant qu’une nature morte puisqu’elle immortalise l’éphémère… Composition photographique autour du miroir dans lequel apparaissent un squelette, table avec fruits et légumes, ainsi que mon reflet.

 

 

 

Censure et propagande ont toujours été l’arme des despotismes de toutes sortes, car ce n’est pas seulement l’ignorance qu’il faut maintenir mais le doute qu’il faut endormir.

 

A propos de mon travail : Jouer sur le décalage entre la pensée et le réel, qui est la marque même de l’humain.

 

 

 

Rousseau : « Le langage figuré fut le premier à naître, le sens propre fut trouvé le dernier. On n’appela les choses de leur vrai nom que quand on les vit sous leur véritable forme. D’abord, on ne parla qu’en poésie ; on ne s’avisa de raisonner que longtemps après. »

De l’image au concept. Est-ce à dire que la métaphore précède le sens propre car le souci de la vérité vient tard ? Il s’agirait en premier lieu de vivre et d’exprimer non ce qui est mais ce que l’on ressent … Cf. Excroissance – quand dérive la sensation ?

 

 

 

Ne pas s’attacher à l’objet que l’on poursuit mais s’attacher à la poursuite même.

 

 

 

On ne peut porter de jugement de goût qu’à condition de savoir se nourrir…

 

 

 

Les mots, comme l’explique Bergson, n’ont pas été créés pour décrire adéquatement la réalité, mais pour vivre. Nous ne percevons d’abord que ce dont nous avons besoin, et les mots traduisent ce rapport premier au monde. Ils découpent et simplifient le réel comme autant d’étiquettes collées sur les choses. Ainsi, ils facilitent l’action mais laissent échapper toutes les singularités qui forment le tissu de la réalité.

 

 

Einstein au sujet d’un livre de Kafka : « Je n’ai pas réussi à le lire : le cerveau humain n’est pas complexe à ce point ! » (Cf. JFP)

 

 

 

Pas de trame narrative. Des fulgurances.

 

 

 

Sur le passé qui ne passe pas… Se construire un passé porteur d’avenir…

 

 

Quand le virtuel se fait dimension corporelle. Cf. Jeux vidéos où le corps tout entier devient manette de jeu.

Pour projet de résidence à Rambouillet autour de l’espace public.

 Exposition-ostentation dans les vitrines des magasins, de ce qui, précisément, ne se vend pas, ne s’achète pas.

« EspART public »

Exemple : Vitrine du boucher : 4 cerveaux sous cellophane, étiquetés « empathie » ; « 

 

Pour œuvre « Pense-bête » : tête en papier avec réflexions en cours ; images ; mots ; trous noirs ; divers collages et impressions. Faire série à partir de cela.

 

 

« L’impossible recule toujours quand on  marche vers lui. » Saint Exupéry

 

 

 

Nous avons besoin que le réel nous résiste pour se pencher pour son cas. Bachelard va même jusqu’à définir la vérité scientifique comme « erreur rectifiée » : notre compréhension première du monde est, selon lui, toujours d’abord erronée.

 

 

 

Peut-être ne parlons-nous que pour déchiffrer notre propre énigme.

 

 

 

Si Dieu existait, aurait-on besoin d’y croire ?

 

 

 

Consumérisme : Compétition entre consommateurs.

 

L’invention de l’Esthétique : Artificialiser la nature pour la regarder.

 

 

 

Moins ils sont (quelque chose) plus ils paraissent, moins ils pensent, mieux ils dénoncent la connerie ambiante…

 

 

 

La fin des idéologies a engendré une idéologie de la fin.

 

 

 

Vivre sa pensée et penser sa vie. Michel Onfray

 

 

 

L’anthropocentrisme du Big Bang : Pourquoi y aurait-il une création du monde ? Pour rester en accord avec la Bible ?

 

 

 

Sur la relation qu’entretiennent textes et sculptures dans mon travail : Il ne s’agit en aucun cas d’illustrations. Chacun/chacune s’auto-suffit. Cela dit, la sculpture « représente » en quelque sorte l’accidentel dans le processus de création, quand le texte « représente » quant à lui l’intentionnel et vice et versa, bien qu’accidentel et intentionnel soient communs aux deux productions.

Ce qui diffère, c’est la tentative de les « représenter » au sens de rendre visible/sensible ce que l’œuvre achevée, plastique ou textuelle, ne montre pas.

 

 

 

A propos du Pensoir de poche à publier. Il s’agit bien d’un non livre au sens où il n’y a aucune narration, c’est-à-dire, ni début, ni fin. Ni naissance, ni mort. Ce qui intéresse mon travail, c’est l’entre-deux, cet espace-temps où l’aléatoire a lieu. La vie n’est pas ailleurs qu’au milieu.

 

 

 

Puisque la pensée ne fabrique que des représentations, on ne peut qu’en donner des représentations. Représentations de ce qui les produits toutes.

 

 

 

Comment le cerveau que se représente la pensée peut-il la produire ? Autrement dit, comment cet organe qui n’est pour la pensée qu’une représentation peut-il produire toutes les représentations de la pensée y compris de lui-même ?

 

 

 

Anecdotique : le nombre de gènes chez l’humain est inférieur de moitié à celui du riz (23 000 contre 50 000).

Réinvestir intelligemment, enfin, l’invention religieuse. Et si la solution pour pallier à notre insuffisance était la création d’un « Dieu artificiel » capable de choisir à notre place…

 

 

 

« Quand tu auras désappris à espérer, je t’apprendrai à vouloir. » Sénèque

 

 

« Un "je" ne peut se prendre comme sujet, pas plus qu’une lunette d’approche ne peut se prendre elle-même comme objet d’observation. » Clément Rosset

 

 

 

« Tout commencer et ne jamais rien finir… » Peut-être parce qu’on en finit jamais…

 

 

 

Nous sommes empêtrés dans la soumission au « on » alors que nous affirmons la souveraineté de notre moi.

 

 

 

« La gloire me tente car je voudrais être au-dessus des autres, que je méprise. » Sartre

 

 

 

L’inconscient freudien ou la mauvaise foi sartrienne.

Sartre part de la distinction freudienne entre les pulsions autorisées par la civilisation et celles qui ne le sont pas (et qui, refoulées, viennent constituer l’inconscient) afin d’affirmer que l’inconscient n’existe pas. S’il y a un « tri » entre les pulsions, c’est bien que la conscience a dû « voir » les pulsions à refouler avant que ce refoulement n’ait lieu : il n’y a alors plus d’inconscient, mais simplement une conscience qui ne veut plus voir ce qu’elle a pourtant bien dû voir…

 

 

 

L’inconscient n’est à mon sens que le processus de la pensée, cheminement invisible, en off, des idées se contaminant les unes les autres. Temps d’incubation et temps d’apparition à la conscience.

 

 

 

Condamné à vivre, le premier crime contre l’humanité.

 

 

 

Comment le cerveau parvient-il à théoriser sur ce que fait le cerveau lorsque celui-ci théorise ?

 

 

 

Le « point aveugle » : partie sur la rétine de l’œil qui correspond à la jonction entre la rétine et le nerf optique ; région dénuée de photorécepteurs. Elle ne correspond donc aucune information au reste du cortex visuel quoiqu’en cette région chaque être humain soit littéralement aveugle, personne n’a l’expérience d’un trou dans son champ visuel. Nombre de psychologues et de neuropsychologues dont Ramachandran en tirent argument pour affirmer que le cortex visuel « complète » l’information non relayée par le point aveugle. Le philosophe Dennett préfère l’idée que le cortex visuel « ignore » ou « néglige » l’absence d’information en provenance de cette région.

Quelle hypothèse ? Autosuffisance du cerveau où non-assujettissement au réel…

 

 

 

Pour série en cours des « Dé-finitions »

Temps : mesure inventée à la vie pour occulter son incalculable arrêt.

Péché : Vol de la capacité de donner la vie  que l’homme s’est octroyée sous les traits du créateur.

Dieu : extrapolation du Moi.

 

 

 

Louis Pons : « La décharge publique est un musée qui a raté son coup. »

« Faire naufrage par temps clame est d’une rare élégance. » 

 

 

 

Quand les mots s’échappent de la tête, il n’est pas rare qu’ils ne retrouvent pas le chemin qui mène à la bouche.

 

 

 

La conscience est irréductible à l’individu mais l’individu n’est en rien réductible à la conscience.

 

 

 

Etude pour chanson : Il est en plein introspection

J’ose pas lui dire, non j’ose pas lui dire

Que le moi est une fiction

Je schizophrène, tu schizophrènes, il schizophrène, elle aussi. Nous schizophrénons, vous schizophrénez, elle aussi.

 

 

A trop vouloir dénoncer – représenter – l’artificialisation de la vie par la pensée, je finissais moi-même par ne plus l’appréhender autrement, c’est-à-dire par l’invention constante, celle qui se revendique comme telle – l’invention consciente d’elle-même.

 

 

 

Moi qui pensais être « nullipare », j’attends le plus heureux des « accidents ».

 

 

 

Le Non-agir. Ni désir d’enfant, ni non-désir – ne pas être dans l’égoïsme. Je donne désormais du sens à l’expression « tomber enceinte », ça arrive par hasard sans que la conscience, c’est-à-dire la possibilité du choix, s’en mêle. Authentique bonheur. Dimension fascinante.

 

 

 

Naturalisation de la société : Après le style de vie « bobo », on vante aujourd’hui le mode « bonobo ». Les primates seraient-ils des hippies ?

 

 

 

Si tous les hommes sont égaux, pourquoi certains ont-ils le pouvoir sur les autres ?

L’ego rend impossible l’égalité.

 

 

 

S’étonner des idées et concepts comme des choses.

 

« L’émerveillement, c’est ce qui pourrait ne pas être, et qui est. » B.Vergely

L’émerveillement continu de s’étonner (quand bien même, par exemple, on « connaît » les raisons pour lesquelles la pomme tombe.)

Continuation du savoir.

Parallèle avec la pensée qui fait naître les idées. Rapport que j’entretiens à mon travail.

 

 

« Ce que je suis, je ne le sais pas, ce que je sais, je ne le suis plus. »

 

 

 

Si nous disions que le monde est indifférent, la philosophie existerait-elle ?

 

 

 

Ne pas voir les choses comme si c’était la dernière fois mais comme si c’était la première fois.

 

 

 

A propos du péché originel : Intéressant, la bible raconte qu’Adam et Eve sont punis tous les deux, l’un par la fatigue due au travail, l’autre par les douleurs de l’accouchement…

 

 

 

Première définition universelle de l’égalité des hommes dans le « Léviathan » d’Hobbes. Selon lui, les hommes sont égaux parce que chacun est capable de tuer l’autre « soit directement, soit par machination ».

 

 

 

De l’invention du temps : C’est seulement de manière artificielle que l’on prend conscience du temps, en s’arrêtant, en prenant des points de repères pour le mesurer précisément.

 

 

 

Vrai et faux sont des attributs de la parole et non des choses (Hobbes). La vérité, donc, n’appartient pas à l’esprit des choses mais bel et bien aux choses de l’esprit.

 

 

 

 

Œuvre potentielle : Traiter les circonvolutions du cerveau comme des corps humains.

 

Somnolence – Etat de latence/ patence

 

 

Ce que je recherche dans l’art, c’est la pensée ; ce que je recherche dans la pensée, c’est l’art.

 

 

 

A propos des impressionnistes dont Duret dit qu’ils sont des « chercheurs », Manet, un « inventeur », d’où le décalage entre eux et leurs contemporains. Duret note « qu’aucun de ces grands peintres n’a pu jouir de son vivant de la plénitude de sa réputation car le temps, la distance sont nécessaires pour apprécier les grandes œuvres. »

 

 

 

De l’art contemporain comme le « tout-venant » de la production artistique.

 

 

 

« L’art conceptuel relaie la philosophie. » J. Kosuth

 

 

 

Entre spéculatif et performatif : en linguistique, on nomme performatif un énoncé qui est l’action en même temps qu’il la décrit, « je te promets que… »  est un énoncé performatif. Non seulement on dit qu’on promet, mais c’est en le disant qu’on promet effectivement.

Faire du spéculatif performatif.

 

 

 

« En art, former signifie "faire", mais un faire tel que tandis qu’il fait, in invente sa manière de faire. » L. Pareyson

 

 

 

Ne pas se maquiller mais habiller son visage.

 

 

 

Est-ce parce que nous ne savons plus nous projeter dans l’avenir que nous avons tant de mal à nommer le présent autrement que par référence au passé, ou bien parce que le présent est un non-temps suspendu entre deux néants ; l’ici et maintenant comme unique réalité que l’on ne sait appréhender sans le dérober à lui-même ?

 

 

 

La désaffection pour la réflexion laisse libre court à l’arbitraire du goût.

 

 

 

L’art est-il dans l’objet qui incarne l’idée ou dans l’idée elle-même ?

 

 

 

La seule « vérité » durable, c’est le changement.

 

 

 

Je ne te mens pas puisque je ne crois pas en la vérité.

 

 

 

La philosophie est concrète en ce sens qu’elle donne à voir la pensée comme abstraite.

 

 

Prise de vue photographique : Exhiber un homme, type mannequin, avec pancarte tenue au niveau du sexe « Le seul animal qui sait qu’il est un animal ».

 

 

 

Faire une histoire de la littérature comprise comme « une histoire de l’esprit en tant qu’il produit ou consomme de la littérature, et cette histoire pourrait même se faire sans que le nom d’un écrivain y fût prononcé. » Valéry

 

 

 

Le « moi » comme lieu d’idées.

 

 

 

« La carte ne fait pas le territoire » Alfred Korzybski

 

 

 

« Le contraire d’une vérité n’est pas l’erreur, mais une vérité contraire. » Pascal

 

 

 

Principe « hologrammatique » : L’individu est une partie de la société, mais la société est présente dans chaque individu en tant que tout, à travers son langage, sa culture, ses normes, etc.

 

 

 

Entre profondeur et légèreté, un entre-deux nommé charisme.

 

 

 

Variation autour du sujet absolu réifié en objet. Œuvre intitulée « Théâtre de poche » : main ouverte, cerveau dans le creux de celle-ci, le tout dans une boîte naturaliste. Titre inscrit à l’intérieur. Variante pour multiple : prise de vue réaliste dans petit cadre.

 

 

 

Pour une éthique minimaliste : Peut-on se prévaloir d’une forme de morale sans vérité ?

 

 

 

Pour « Pensoir de ventre » – Conception – définition métaphorique : Désigne primitivement la formation d’un être à la suite de la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde. De ce sens originel dérive le sens logique et ascensionnel du terme qui désigne la formation d’un concept ou d’une représentation d’une chose dans l’esprit.

Ce qui reviendrait à se demander, en recoupant les deux sens : comment se conçoit-on à la vie ? Voilà ce qui m’apparaissait fondamental avant de donner la vie.

Comment ai-je accouché de moi-même une seconde fois avant de donner vie pour la première fois ?

 

 

 

Pour note d’intention, « Renversement » : Seul l’éphémère dure ou plutôt : La répétition de ce qui ne dure pas est la réalité du temps.

 

 

 

A propos du titre : Pensoir de poche, sous-titré une artiste-essayiste portative.

 

 

 

Pour « Pensoir de ventre ». Dans le prolongement du « ni désir, ni non-désir d’enfant », donner la vie doit être à l’image de celle-ci, dépourvue d’intentionnalité.

 

 

 

 

 

La trinité existentielle selon Gauguin : « D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? ».

 

 

 

Selon le principe de divergence de Darwin, les êtres intermédiaires ayant subi de petites mutations et les membres de l’espèce dont ils sont issus sont très ressemblants et ont des caractéristiques très proches, non seulement du point de vue de leur morphologie, mais aussi dans leur relation à l’environnement. Ils ont les mêmes besoins alimentaires, s’adaptent de manière optimale sous les mêmes climats et dans le même environnement géographique. Ils utilisent donc le même écosystème pour vivre. De ce fait, ils sont en compétition directe pour l’utilisation de l’environnement, et cette compétition va limiter leur multiplication. Au contraire, les formes qui, toujours grâce à l’accumulation incessante des petites variations, finissent par diverger suffisamment les unes des autres n’utilisent pas le même écosystème parce qu’elles ont acquis des caractéristiques très différentes. Echappant à la compétition, elles peuvent se multiplier plus efficacement. Dans cette perspective, l’homme est l’espèce qui échappe à la compétition le plus efficacement en divergeant de manière radicale, ce qui explique son succès par rapport aux autres espèces au cours de l’évolution.

 

 

 

Ce qui différencie l’humain de l’animal est qu’il n’est pas seulement un animal. Toutefois, pourquoi les autres animaux seraient-ils également seulement des animaux ?

 

 

 

Les humains comme symbiotes : entités biologiques à la naissance, parachevés par la technologie.

 

 

 

L’homme, cet animal auto-domestiqué. Auto-domestiqué par son aptitude à transformer la matière vivante animale ou végétale, à fabriquer les paysages qui lui servent de décor, à amplifier toujours davantage un environnement technicisé, artificiel et dont il est devenu l’unique dépendant.

 

Les toutes premières représentations humaines ont trait à la sexualité. Il s’agit de représentations féminines gravées ou des vénus sculptées de la préhistoire. Or, les grands systèmes religieux qui apparaîtront plus tard n’auront de cesse que de vouloir mettre à distance cette sexualité. Le christianisme avec la vierge, l’islam, le bouddhisme où il faut atteindre le nirvana pour être libéré de ses pulsions.

 

 

 

Danser une valse-hésitation.

 

 

 

Travailler autour de l’anthropocène : nouvelle ère géologique caractérisée par le fait que la principale force de transformation de notre planète est devenue l’action humaine.

 

 

 

99% de notre vie fonctionnelle se situerait en dehors de notre perception consciente, alors « qui est aux commandes ? »

 

 

La théorie synthétique de l’Evolution corrige et complète la théorie darwinienne par les acquis de la génétique, de la neurobiologie, de la primatologie.

 

 

Espèce humaine : résultat d’un processus où contingence et nécessité s’entremêlent et qui ne va nulle part.

 

 

La « couche animale » présente en l’homme qu’Husserl nomme aussi « constitution passive » où nos capacités à connaître, à raisonner et à juger prennent naissance.

 

Est aliéné, au sens propre, celui qui, enfermé dans la cage de sa propre vision du monde, est étranger au sens que lui donnent ses semblables et par là même incapable de communiquer cette vision.

 

Parfois, devant l’énigme du monde, il renonce à nommer ce qu’il ne comprend pas. Il le dessine, le chante, le danse…  Une théorie à l’origine de l’art ?

 

 

 

Comprendre la nature de la culture pour comprendre cet « animal dénaturé » qu’est l’humain.

 

 

 

Certains singes sont capables de représentations mais ils ne disposent pas d’une conscience réflexive. Or, il semblerait que le processus d’autonomisation du cerveau la dissolve également…

 

 

 

 

Nous aurions tellement modifié notre niche écologique que notre chromosome Y, déjà très vulnérable, serait en train de se fragmenter, ce qui laisserait peut-être le monopole de l’humanité aux femelles !

Tiendrait-on la cause de la féminisation sociétale ?

 

 

 

Notre société est aux prises avec un projet encore plus fou que la folie : la tentative de rendre l’homme déraisonnablement raisonnable en imposant les RSS, comme les nomme Hervé Bokobza, les rituels de soumission sociale.

 

 

 

 

« Pour la loi de la chute des corps, l’être humain est un caillou comme un autre. Il est également un composé organique comme tant d’autres, un système biologique évolutif et complexe doté d’un métabolisme et d’une homéostasie comme tout mammifère. C’est aussi un primate grégaire, agressif, aux comportements fortement hiérarchisés. Oscillant entre ses molécules et ses cultures, il est  bel et bien contraint par ses hormones, sa libido et ses émotions, ses langues, ses symboles, etc. » Nayla Farouki

 

 

Un aborigène Aranda à qui l’on montre une photo de lui commente ainsi le cliché : « celui-là est tout semblable à moi, tout comme l’est le kangourou. »

Comment est-il possible dans un  même mouvement de reconnaître une identité de forme (avec soi-même) et de la nier (en se disant semblable à un animal) ?Eh bien, il suffit de ne pas faire passer l’identité par la forme …

 

 

 

Camus – Nous sommes à la fois solitaires et solidaires – séparés et intégrés.

 

 

 

« Chose », au sens propre, « ce qui cause », ce qui est l’origine du mouvement des êtres. L’homme n’est rien d’autre que ce qu’ont fait de lui les « choses » qu’il a créées.

 

 

 

Quelqu’un d’intelligent est-il quelqu’un qui pose les questions auxquelles il n’a pas les réponses ou à l’inverse quelqu’un qui ne pose pas les questions auxquelles il n’y a pas de réponses ?

 

 

 

« La construction de l’Europe par consensus et non par guerre montre que la déconstruction de l’ennemi est le phénomène politique majeur de la deuxième moitié du XXème siècle ». Pierre Conesa

 

 

 

Nous sommes incapables de déterminer la nature de notre propre nature, car « ce serait comme sauter par-dessus nous-mêmes » comme le dirait Hannah Arendt.

 

 

 

Le vrai mystère du monde est le visible et non l’invisible.

 

 

 

« L’esprit est un moment de la réponse du corps au monde. » Valéry

 

 

 

Décoloniser l’esprit.

 

 

 

Brandir la consigne – le signe du con !

 

 

 

Pitanguy a pratiqué pendant des années des opérations de chirurgie esthétique gratuite sur des pauvres au motif que la chirurgie esthétique s’occupe du corps mais s’adresse à l’esprit. Pourquoi, dans ce cas, ne pas se contenter d’un traitement psychologique ? Parce que la psychanalyse, très populaire  chez les riches brésiliens, n’a jamais été une option pour les patients des hôpitaux publics… Un symptôme ?

 

Diversité : Divers-cité – le pays robe bonbon où sont nés les gens de couleur.

 

Politique : Une droite un peu gauche et une gauche maladroite.

 

La simplification n’est qu’une opération mentale ; la réduction à l’unité, une déformation « humaine, trop humaine ».

 

 

Les hommes déplorent en général ce à quoi ils consentent en particulier.

On déplore les conséquences d’un système dont on a renoncé à combattre les causes profondes…Ce qui se traduit par l’inertie.

 

 

 

Pour que je recouvre l’intérêt pour la politique, il faudrait que ses représentants s’adressent à mon intelligence !

 

 

 

Dans le prolongement des « œuvres pour… », faire une « œuvre pour femme ».

 

 

 

L’Economie est une fiction comme les autres.

 

 

La fausse liberté est l’absence de nécessité, la vraie, l’absence de contrainte.

 

« L’amour est une infidélité à soi-même » Mallarmé.

 

C’est la liberté qui nous angoisse, non son absence. Lorsque nous avons le vertige, c’est notre liberté qui nous angoisse : nous pourrions sauter ! D’où le fameux mot de Sartre : « L’angoisse est la saisie réflexive de la liberté par elle-même. »

 

 

D’un côté, notre pensée peut exister sans que notre corps y paraisse explicitement. De l’autre, il est ce que nous voyons de nous-mêmes tandis que notre pensée est ce que nous ne voyons pas et ce que nous ne verrons jamais…

 

 

Projet plastique avec Patrick : Pour investir l’idée des superstitions mathématiques, en résonance avec la relativisation de la théorie de la relativité générale – réaliser un badge dont le fond serait l’image d’Einstein, la formule E=MC2 et l’aphorisme suivant : les équations n’existent que dans l’esprit humain pour qui il est plus facile de sortir de l’univers que de sa propre tête… Variante plus courte : Les équations n’existent que dans le cerveau.

 

 

A expérimenter pour vidéo : utiliser partout, à tort et à travers des rires en boîtes d’émissions de télé. Faire un montage de cela.

 

 

 

Que reste-t-il du propre de l’homme ? Le savon ?

Faire une œuvre de cela.

 

 

 

Réaliser un badge en résonance avec la mondialisation : Nous faut-il devenir des produits sur pattes pour que la société s’intéresse à nous ?

 

 

 

« La forme, c’est le fond qui remonte à la surface. » Victor Hugo

 

 

Réintroduire les opérations mentales dans le jeu des connaissances et les connaissances dans le jeu des opérations mentales.

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