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La culture est victime du politiquement correct et d’un égalitarisme simplet.

  

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Relativisme : Nous vivons au mieux 600 000 heures…

  

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« Une vache européenne est, qu’on se le dise bien, deux mille fois plus subventionnée qu’un créateur du même continent. » Olivier Poivre d’Arvor.

 

«L’art subventionné » est une expression qui ne vise qu’à discréditer la création.

  

 

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Jean-Pierre Changeux d’après Bourdieu : « corollaire de l’habitus neuronal est ce que j’appellerai l’inventus neuronal.

 

  

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Représenter : présenter à nouveau, redoublement – à deux reprises ou dans deux dimensions temporelles, spatiales, etc.

Se représenter : Se présenter à nouveau, dans un ailleurs. Tentative de s’emporter, se quitter, se fuir, ou à l’inverse, de se saisir de soi.

 

  

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Binôme composé avec Patrick Crossonneau.

 Notes sur nos travaux respectifs : Déploiement du hasard aux prises avec la nécessité du sens conféré par la pensée.

 Travail sur la forme et l’informe.

Pont : la forme suspens le sens et l’ouvre à sa multiplicité, ses occurrences.

Polysémie de l’interprétation, de l’appropriation de l’œuvre.

L’informe est le carrefour des métaphores.

 

  

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Matière grise/matière blanche (myéline qui entoure les axones)

La glie : tissu de soutien qui entoure les neurones. Ses cellules comprennent les astrocytes, les oligodendrocythes et les cellules microgliales.

Les astrocytes sont des cellules voluimineuses, très ramifiées, qui nourrissent les neurones et interviennent dans le fonctionnement des synapses.

 

 

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Bestiaire : La seiche ne se contente pas de changer de couleur, elle se sculpte complètement, prenant la forme et la texture du substrat au sein duquel elle se trouve. Et la grande différence avec les autres animaux qui recourent également au mimétisme, comme le caméléon, est que chez la seiche, le processus n’est pas hormonal mais cognitif. En outre, la seiche est aveugle aux couleurs. Comment parvient-elle à créer une adéquation parfaite entre ce qu’elle perçoit de son environnement et les couleurs qui lui manquent ? Incapables de répondre à cette question, nous sommes face à un processus cognitif sensiblement différent de tout ce que l’homme connaît, et qui est encore inaccessible à notre intelligence.

 

  

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Bestiaire : L’oiseau à berceau que l’on trouve en Australie est le seul à peindre et à décorer son nid.

 

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Anthropomorphisme et zoomorphisme : L’animal ne se projette-t-il pas lui aussi sur nous ? Existe-t-il une forme de zoomorphisme qui serait le symétrique et le corollaire à notre anthropomorphisme ?

  

 

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Néo propre de l’homme ? : Homo sapiens est à ma connaissance, le seul animal intéressé à changer la sexualité de son voisin ; développer des programmes d’action sur la sexualité des autres espèces. C’est également le seul qui soit capable d’adopter culturellement d’autre mode de reproduction que celui dont il hérite naturellement…

  

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Le paradoxe fondamental du vivant, constitutif, est que la vie se nourrit de la vie.

 

  

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Une œuvre ? Imaginer des humains photosynthétiques, comme les plantes, qui ne seraient pas obligés de consommer des animaux…

 

  

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A propos des tests cognitifs réalisés sur les animaux (imitation, troc, théorie de l’esprit, reconnaissance de soi, langage, fabrication d’outils, tromperie, relations cause-à-effet, mémoire épisodique, appariement rapide, coopération, et autres méthodes standard en psychologie, il faut se demander si ces épreuves mesurent vraiment des différences d’intelligence ou seulement des différences d’adaptation à la vie en captivité ?

 

Wittgenstein : « Si les bêtes pouvaient parler, on ne pourrait pas les comprendre ».

  

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Les neurones possèdent quatre fonctions : la transmission de l’information extérieure ou intérieure, l’analyse de cette information  et son éventuelle mémorisation, et enfin la transmission de la décision vers les muscles.

 

Il y a un rapport direct entre les possibilités conceptuelles des espèces et leur quantité de neurones. (L’humain dispose du plus grand nombre de neurones dans le règne animal, soit  10 à 30 milliards).

 

La multiplication neuronale a pour corollaire un accroissement proportionnel du nombre de connexions, les synapses, environ 1000 fois supérieures au nombre de neurones soit environ 600 millions par mm3.

 

Le corollaire de l’habitus neuronal (forgé par Changeux à partir du concept de Bourdieu) est l’inventus neuronal. La « plasticité de construction » de l’habitus neuronal est inséparable de la « plasticité d’exploration » de l’inventus neuronal.

  

 

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La créativité pourrait être caractérisée par la volonté d’échapper à une connectique neuronale collective. Chez l’enfant comme chez l’adulte créatif, il y a une sorte d’intuition de la nécessité de stimuler en permanence la plasticité neuronale pour aussi bien fuir l’ennui que se donner toutes les chances de s’adapter à des modifications environnementales.

On peut dire que l’artiste se caractérise par une exigence d’exploration individuelle permanente, un refus d’attendre que les adaptations ne se produisent que lentement, d’une génération à la suivante.

 

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Professeur Csikszentmihaly – Selon lui, la créativité semble jaillir de façon préférentielle chez les gens dont le caractère est composite, ambivalent, voire contradictoire. Les chercheurs de l’université de Chicago ont relevé au moins dix sortes de contradictions fécondes. La personnalité créative est à la fois : extravertie et timide ; orgueilleuse et modeste ; lucide et naïve ; masculine et féminine ; forte et fragile ; casanière et nomade ; ordonnée et désordonnée ; ouverte et fermée ; etc.

 

  

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Redoublement du processus cérébral mis en abîme par le dispositif pour bicéphale, révélant la complexité comme propriété constitutive de la pensée et exposant son mode opératoire essentiellement expérimental.

 

  

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Ce qui fait défaut à la pensée, par extension à la philosophie, c’est de faire retour sur elle-même. La réflexivité comme nécessité absolue.

L’enjeu de mon travail tend précisément à représenter la pensée à elle-même. En être à la fois l’image et s’en faire le miroir.

Opérer une mutation de la pensée. Passer d’une représentation qui s’ignore comme telle à une représentation consciente d’elle-même.

 

  

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Paul Valéry, encore  – « Nous ne savons plus féconder l’ennui. Notre nature a horreur du vide (…) ».

 

« Nous ne regardons plus le passé comme un fils regarde son père, duquel il peut apprendre quelque chose, mais comme un homme fait regarde un enfant… »

 

 

« Donc, toute la question que je posais revient à celle-ci : si l’esprit humain pourra surmonter ce que l’esprit humain a fait ? »

 

« -Toute l’histoire humaine, en tant qu’elle manifeste la pensée, n’aura peut-être été que l’effet d’une sorte de crise, d’une poussée aberrante, comparable à quelqu’une de ces brusques variations qui s’observent dans la nature et qui disparaissent aussi bizarrement qu’elles sont venues. »

 

« Qui sait si toute notre culture n’est pas une hypertrophie, un écart, un développement insoutenable, qu’une ou deux centaines de siècles auront suffi à produire et à épuiser ? »

 

 

« Les moindres détails de la vie scolaire, les manières inculquées, les jeux, les lectures offertes aux jeunes gens, tout doit concourir à en faire des hommes adaptés à une structure sociale et à des desseins nationaux ou sociaux parfaitement déterminés. La liberté de l’esprit est résolument subordonnée à la doctrine d’Etat, doctrine qui, sans doute, varie suivant les nations dans ses principes, mais qui est, on peut le dire, identique partout, quant à l’objectif d’uniformité souhaité. L’Etat se fait ses hommes. »

 

 

« On pourrait caractériser le sport par cette formule d’apparence paradoxale en disant qu’il consiste dans l’éducation réfléchie des réflexes. »

« Le sport intellectuel consiste donc dans le développement et le contrôle de nos actes intérieurs. Comme le virtuose du piano ou du violon arrive à accroître artificiellement, par étude sur soi-même, la conscience de ses impulsions et à les posséder distinctement de manière à acquérir une liberté d’ordre supérieur, ainsi faudrait-il, dans l’ordre de l’intellect, acquérir un art de penser, se faire une sorte de psychologie dirigée… »

 

  

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Jean-Didier Vincent – « L’homme est un animal : un animal qui se prend pour un homme ».

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« Le langage est un formidable instrument d’épouillage symbolique. »

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« Action et représentation, dans notre cortex, ne sont pas séparés. »

Cf. neurones miroirs et phénomène d’empathie.

 

  

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Neurohormone : ocytocine, hormone de la fidélité ? (exemple des campagnols des plaines et ceux des montagnes dont les premiers (ou les seconds) produisent l’ocytocine en quantité supérieurs à leurs homologues et  sont plus fidèles que ces derniers…) L’infidélité serait-elle une infirmité génétique ?

 

  

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Bon mot de Picq : « Si au cours de leur évolution, les chimpanzés ne sont pas devenus des hommes, il n’est pas certain que les hommes soient devenus humains.»

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Dans le même esprit : « Comment peut-on dire que l’homme n’est pas un animal et invoquer notre animalité dès que des hommes commettent des actes inhumains ? »

 

  

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Michel Serres –« quasi tautologiquement, la nature se dit de la somme des ses naissances » 

 

  

 

« (…) mon ADN remonte à 4 milliards d’années dans sa structure ; quant aux atomes qui le composent, leur formation accompagne celle du monde, voilà 10 à 15 milliards d’années. Mais cela peut se dire de tous les vivants. »

 

 

« L’homme est un animal métamorphique. »

 

  

 

« Notre rapport au monde se transforma au moins autant que celui que nous entretenons avec notre corps. »

 

 

« Le corps de tous les vivants se transforme par les processus évolutifs connus : mutation et sélection, qui permettent une spécialisation telle que l’organisme ainsi produit exploite au mieux les ressources de telle niche locale de l’environnement. Le mot espèce répète le terme spécialisation. A l’inverse, nos organes se déspécialisent. Par rapport au sabot des ruminants, à la pince du crabe, au tentacule de la pieuvre, la main, non spécialisée, finit par tout faire, tenir un marteau, conduire une charrue, jouer du violon, caresser, faire signe… Par rapport aux becs des oiseaux, à la gueule du requin, au museau du chien, la bouche, non spécialisée, finit par tout faire, mordre, certes, mais baiser, siffler, parler mille langues. Ainsi, nous pouvons quitter nos niches spéciales pour nous ouvrir à l’espace global. »

 

  

 

"Qu’est-ce que la technique ? Une économie formidable de la mort et du temps."

 

 

« Plutôt donc que de chercher une cause, mieux vaut considérer les variations dans un éventail de contraintes multiples. En fait, on s’habille pour pouvoir se déshabiller vite, puis se rhabiller aussi rapidement, bref en découvrant l’étrange avantage du dépouillement ; l’écorché peut changer de peau. En toutes circonstances, la souplesse mobile et diverse de cette adaptabilité l’emporte sur une solution unique et raide. La cause devient l’amovibilité. »

 

 

La philosophie moderne commença, dit-on, par le précepte de Bacon : « commander à la nature en lui obéissant. », contrepoint du précepte cartésien selon lequel il nous faut devenir « maîtres et possesseurs de la nature. »

 

 

« Qu’est-ce que l’humain ? Un vivant en voie d’auto-évolution. En un siècle, la durée de Bergson descend de la métaphysique à la pratique et de l’évolution créatrice au créateur d’évolution. »

 

  

  


De la langue de bois au geste de bois, une œuvre ?

 

  

 

 


A propos des terminologies techniciennes ou idiosyncrasies professionnelles. On tente par les moyens les plus abscons d’intellectualiser ce qui est dépourvu d’intelligence. Un comble !

 

  

 


Ne pas pouvoir se quitter, sortir de son corps, courir dans d’autres têtes, on s’échappe par l’intérieur.

Echapper la pensée par le corps ; échapper le corps par la pensée. S’évader de l’intérieur.

 

  

 

 


Sur l’égalité hommes/femmes : Comment revendiquer les différences et prôner l’égalité ? Si ce n’est concevoir l’égalité comme la défense des différences- une égalité dans la différence- )

  

 

 


Trouver aux côtés d’un crâne fossilisé d’Homo sapiens, un échantillon des dernières paroles : « Je sais que je sais ». Une œuvre ?

  

 

 


Par culture, on entend des comportements qui ne sont ni dictés par les gènes, ni imposés par l’environnement.

 

  

 

 


L’accidentel inhérent au geste et au matériau. L’accidentel de leur rencontre.

L’accidentel inhérent aux connections neuronales et synaptiques qui s’opèrent dans le cerveau. Pensée/réel.

 

 

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C’est le potentiel qui m’excite, me galvanise, or, grandir, devenir adulte, consiste précisément à réduire le champ des possibles. Grandir, c’est choisir.

  

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Si être reconnu nécessite d’être connu, être connu ne nécessite pas d’être reconnu.

 

  

 


Rien de plus vivant qu’une nature morte puisqu’elle immortalise l’éphémère.

 

Faire une œuvre de cela. Bois, branches à empreindre de papier. Inventer une structure qui montre ce qu’est une invention humaine. Remplacer le réel par la chose créée. L’art comme substitution, permutation, ajout dans la marge.

 

  

 


©Virginie BOUTIN

 

 



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