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PENSOIR DE POCHE III

 

Notes de travail et notules de lecture d'une pensée à l'oeuvre.

 

 

 

« L’homme doit consciemment devenir, pour contenir une multitude d’hommes. Cette dernière tâche, la plus difficile, formera son caractère, que la seule multiplicité mettait en péril. Au lieu de régner sur autrui, il règnera sur ses propres personnalités ; elles porteront des noms, il les connaîtra, il saura les commander. Son despotisme ne supportera plus d’étrangers, et, d’avoir recours à eux lui paraîtra méprisable, quand en en soi-même, il possèdera tant de possibles. » Canetti.

 

 

La pensée est mon objet de réflexion et subséquemment, de spéculation. Mon travail tend à représenter la pensée à elle-même. En projeter l’image et s’en faire le miroir.

La question de la « croyance » en toile de fond. Croyance en nos propres inventions que l’on ignore come telles. Autrement dit, pourquoi/comment oublie-t-on qu’elles le sont ?

La « croyance » en l’extériorité de nos inventions pourrait, à première vue, apparaître paradoxale, en ce sens que l’homme se renierait en tant qu’inventeur. Au regard de la suprématie de l’homme, plus exactement, celle en laquelle il veut justement nous faire croire, cela pourrait, en effet, sembler contradictoire.

Or, c’est précisément la mise à distance ; voire la négation de ses inventions qui assoit son autorité, lui fait croire en l’absoluité de sa pensée. L’homme a crée l’intelligence en s’imaginant rendre le monde intelligible (…)

 

  



Comment dire sans abdiquer les nuances ?

  

 

 


La nécessité du vide gravitant autour de quelques sens…

 

  

 



Comment a-ton pu penser qu’à force de penser, la pensée parviendrait à autre chose qu’elle-même ? Le première croyance de la pensée, c’est elle-même.

  

 

 

 

 

Synesthésie –  Fusion des sens. 20% des aveugles musiciens auraient l’oreille absolue contre 10% chez les voyants…

 

 

 

 



Breton «  J’ai été amené à faire valoir que l’écrivain, l’artiste surréaliste travaille non plus à la création d’un mythe personnel mais au mythe collectif  propre à notre époque (ceci en application du mot d’ordre de Lautréamont : « la poésie doit être faite par tous, non par un. »

 



Réponse à la question du petit Matis au Prieuré St Vincent à propos de Bricolage in cognito.

 

« -Pourquoi y-a-t-il des yeux à côté du cerveau ? »

 

« -Les yeux demandent au cerveau comment il voit le monde ? »

 

Le monde est-il à l’image de la représentation que s’en fait le cerveau ?

 

  

 

 

Théâtralité : exposition d’une représentation consciente d’elle-même.

 

  

 

 

 

Aragon : « La réalité est l’absence apparente de contradiction. Le merveilleux, c’est la contradiction qui apparaît dans le réel (…). Le fantastique, l’au-delà, le rêve, la survie, le paradis, l’enfer, la poésie, autant de mots pour signifier le concret. »

  

 

 


 Aphorisme surréaliste : « La beauté n’est pas l’objet de la création, elle en est la récompense. »

 

 

 

Propriété de la dialectique hégélienne selon laquelle l’absence de relation est encore une forme de relation.

  

 

 


Raoul Ubac : « La photographie peut être définie comme un stade de l’évolution de l’œil autant que comme une conquête de l’œil. »

 

  

 


L’art est la représentation mentale.

 

 

 

« On définit la modernité par l’humanisme, soit pour saluer la naissance de l’homme, soit pour annoncer se mort. » Bruno Latour.

 

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« La vie est absurde » clament les nihilistes et ceux qui ne savent pas qu’ils en sont. La vie est dépourvue de sens mais n’est en rien un non-sens.

L’absence de sens n’est pas le non-sens, il est, à l’inverse, le préalable à son émergence.

 

 

 ∞

 

 

A propos de l’enfermement de la femme dans  son rôle de femelle génitrice selon lequel nous serions « programmés » pour n’avoir pour seule idée en tête, d’enfanter.

La reproduction excessive est un dérèglement, elle ne répond à aucune nécessité biologique mais à la volonté de pouvoir…

 

 

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« De l’au-delà il est resté le néant, son héritage le plus dangereux. » Canetti

 

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La liberté n’est-elle pas un abandon du pouvoir ?

 

 

 

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Je ne suis pas qu’une « faiseuse » d’œuvre, en premier lieu, je fais mon esprit.

 

 

 

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Qu’aurait-on à dire du réel tout nu ?

 

  

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Occasionner des ces de pensées, provoquer des actes internes ; faire penser malgré soi.

 

 

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Si la pensée ne peut s’abstraire concrètement du réel, doit-elle pour autant cesser de le penser ? Non, à l’inverse, elle doit s’y réaliser, s’y greffer sans volonté de le transformer mais de s’y réinventer sans cesse.

 

 

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Jocelyn Benoist : « Il n’est pas besoin d’être marxiste pour remarquer que souvent aujourd’hui ce qui apparaît intuitivement comme révolte immédiate, et parfaitement légitime dans son principe, contre l’ordre ambiant, est aussi ce qui repose dans sa structure et son idéologie sur la validation tacite la plus forte qui soit des fondements de ce même ordre. »  

 

 

 

« Le problème (en philosophie) est celui de qu’on fait de ce que l’on a…

Ce n’est pas parce que l’on a quelque chose que l’on sait quoi en faire. On peut être démuni face à ce que l’on a. Or c’est bien de ce genre de dénuement qu’il s’agit là où un concept manque, c’est-à-dire là où on éprouve le besoin d’un concept. »

 

 


 

« La perception, c’est la chose déjà atteinte(…) »  

 

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Concept et jugement – «  Poursuivant une ligne indiquée par Fredge, on dira qu’il y a un jugement à partir du moment où intervient une certaine forme de prise de risque cognitif : là où on tient que les choses sont d’une certaine façon, et donc il est possible, au moins théoriquement, qu’on se trompe, qu’elles ne soient pas ainsi. »  

 

 

 

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Conceptuel et expérientiel. Abus de langage ? Dualisme kantien qui place notre rapport au monde sous le rég≡ime de la séparation. La transcendance de l’intellect est datée, ou plutôt, n’a jamais été.

 

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Françoise D’Eaubonne : « Un des premiers mythes de la démocratie athénienne est celui de la cité des hommes, d’où la femme est totalement absente, et dont le féminin est assumé par l’éphèbe.»   

 

 


« Quel besoin a-t-on des femmes quand l’esclave est là pour les soins ménagers, et l’adolescent désirable pour la prédication ? Quel besoin, si ce n’est la reproduction des mâles ?

 



« Le mythe de Narcisse, péri pour s’être uniquement voué à l’amour de sa propre beauté, peut paraître le symbole de cet arrêt que connu la société hellène au faîte de sa splendeur, faute de pouvoir s’ouvrir à l’altérité, dans l’ivresse de son logos uniquement pensée, senti et rédigé au masculin. »   

 

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« Ce n’est pas un hasard si la grande civilisation de l’homosexualité, la Grèce, fut aussi celle du culte du Même et surtout du Logos. »Stephen Zoodanski.

  

 

La perception est non pas la chose atteinte mais la chose que l’on est en train d’atteindre. Elle est précisément le mode de préhension, d’appréhension, et non l’atteinte.

 

La réaction à l’appréhension est la compréhension, c’est-à-dire la prise de prise de la pensée ou la perception comprise.

 

 

 

 

 

Dans toutes les civilisations, la réconciliation se fait par absorption (fumer ensemble ; boire un verre ; s’embrasser ; s’interpénétrer.) Quel est le symptôme ?

 

 

 


Négativisme et positivisme de mon travail.

Négativisme : Comment l’homme a dénié la vie en lui prêtant son intelligence pour la rendre faussement intelligible. Réflexivité non critique, non vue (refoulée).

Positivisme : Rendre sensible la pensée ; chercher à inventer une représentation consciente d’elle-même. Réflexivité critique.

Perspective : S’inventer dans cette nécessité de se greffer à la vie pour exister.

 

 

 

Les génies que nous fabriquons sont avant tout des fictions.

 

  


Je suis trop amoureuse de ma langue pour en posséder une autre. Trop fidèle. Ne reste plus qu’à miser sur les 400 milliers de personnes qui parlent français dans le monde …

 

 


Edmond Jabès – « Déchirer la page blanche pour ne pas être en proie à sa blancheur. »

 

 

« Dieu est l’infinie absence qui, par elle seule, est. »

 

 

 

 « Ecrire est un acte de silence ; acte se donnant à lire dans son intégralité.

Plus qu’au sens, attache-toi au silence qui a modelé le mot.

Tu apprendras davantage sur lui et sur toi, n’étant plus l’un et l’autre, qu’écoute. »

 

   

« Penser le silence c’est, en quelque sorte, l’ébruiter. »

 

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« Le silence de la parole n’est pas faiblesse. Il est tout au contraire, force. La faiblesse de la parole est de l’ignorer. »

 

 

 

« Et si la pensée n’était que repentir de l’impensé ; l’aveu tardif d’un remords. »

 

 

  « La voix, comme le souffle délimitent l’espace de la parole. Espace extérieur, vital. L’espace du vocable est celui, illimité du livre ; nuit associée au jour ; dès sa sortie des ténèbres. O survie. »

 

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« Penser n’est, peut-être, pas autre chose qu’errer avec sa pensée. Le penseur sait qu’il a, pour tout bien, le chemin de l’inconnu pour lendemain. »

 

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« Si l’on me demandait quel est, de tous les mystères, celui qui à jamais, demeurera impénétrable, je répondrais sans hésiter : l’évidence »

 

∞ 

 

Principe de moindre action : au cœur de la physique moderne se trouve l’idée que « la nature est économe dans toutes ses actions. » Ex : Un rayon de lumière voyage en ligne droite parce que c’est le chemin le plus court entre les points ; si l’on fait tomber une balle, elle voyage en direction de la terre…

 

Or la théorie des quanta (qui décrit comme les choses fonctionnent à l’échelle subatomique) dément cette idée. Les objets quantiques peuvent être à deux endroits en même temps et prendre des chemins multiples en se déplaçant d’un endroit  à un autre.

Chaos dissolvant l’ordre établi par la physique moderne (dont les idées avaient cours, malgré l’anachronisme, dans l’antiquité.)

 

 ∞  

 

 

 

A propos des lois du mouvement formulées par Newton. Les objets ont une « inertie », mesure de résistance aux changements de leur mouvement. L’inertie signifie 1 : que les choses demeurent immobiles jusqu’à ce qu’on leur donne une impulsion. De la même façon, les objets en mouvement restent en mouvement, à moins que quelque chose ne les arrête ou n’exerce une pression sur eux. 2 : ensuite, la masse de l’objet détermine l’effet qu’une impulsion particulière aura sur le mouvement (ou son absence). 3 : Enfin, à chaque action, une réaction égale est opposée. (Si je vous pousse, je ressens une poussée égale en retour, ex : fusées spatiales ; descente d’une barque.)

 

 

 

 

Newton, encore, loi de la gravitation. Attraction mutuelle entre tout ce qui a une masse, c’est-à-dire tout ce qui est fait de matière normale. Cette attraction dépend des deux masses en question.

  

 

 


Ne pas être dans la lutte pour le pouvoir mais dans l’usage de la lutte contre le pouvoir.

  

 

 

Il y a deux sortes d’artistes, ceux qui pensent l’être et ceux qui le sont.

Les uns comme les autres construisent des représentations, à la différence fondamentale que les premiers baignent dans la représentation pure, c’est-à-dire, celle qui s’ignore comme telle, tandis que les seconds donnent à penser une représentation consciente d’elle-même.

 

 

Projet : Un milieu pour l’esprit. Mise en scène d’un milieu, instantané ou précipité de la pensée à un moment donné. Ce qui la fait, la constitue, la fait penser.

Partir des pensoirs de poche. Installation scénographique avec objets traités en idées et idées traitées en objets. Rendre sensible l’activité cérébrale qui consiste précisément à opérer en permanence des modifications de soi. Comment « représenter » cela ? Variations, déplacements, rebonds, emboîtements…

Par l’interactivité ? L’intimité du cerveau de l’autre comme matériau pour éprouver la plasticité du cerveau. En d’autres termes, l’activité cérébrale du spectacteur serait un matériau constitutif de l’installation. L’interactivité se jouerait ici, sans autres moyens, sans artifices.

Une pièce, ou plutôt un espace de forme indéfinie pour le moment où seraient rassemblées des pièces à conviction d’un cerveau en train de se faire, d’une pensée à l’œuvre.

Pas de collections ni d’inventaires (cabinet de pensée et non musée.)

 

Partir de mes pensoirs. L’un s’ouvre sur mes retrouvailles avec JFP (retrouvailles avec ses journaux de travail). Doit-on entendre ma voix raconter qui est JFP ; dois-je donner à voir mes images mentales ? Cette intimité là doit-elle être rendue sensible ? A quelle fin ? Ce qui est intéressant est ce que je tire, ce que j’extraits de JFP, il ne s’agit pas de faire une rétrospective narrative. Non, plutôt comment ses idées investissent les miennes, résonnent en moi. Ne pas transposer ma vie/ représenter l’activité cérébrale. Son processus. Le fait qu’il s’agisse de mon cerveau est anecdotique.

Faire entendre les pensoirs, les dire.

Déambulation /divagation des visiteurs pendant la bande son.

Obscurité : « -Pourquoi est-ce si lourd d’être ainsi vide ? « 

Un objet s’éclaire progressivement : crâne ouvert avec ampoule à l’intérieur.

« - C’est l’invention de Dieu qui nous distingue le mieux des animaux. »

« -La lourdeur du vide, un titre. »

 

Cabinet ; boudoir ; antichambre de la pensée. Espace circulaire.

 



 

Repartir de l’idée des « œuvres pour … » (à l’instar d’ « œuvre pour chien ».)

 

 

  

Epigenèse : l’action des gènes dépend d’incitations venues de l’environnement.

Morphogenèse : des contraintes structurelles liées à la forme des tissus déclenchent l’action des gènes.

Ces découvertes obligent à prendre en compte la dynamique complexe entre les niveaux d’action (gènes, protéines, cellules, organisme, milieu) dans la construction d’un organisme vivant.

 

 

  

Coévolution ou symbiose. Ces notions réintègrent la culture au sein de la nature. Elles permettent de comprendre que certains animaux sont dotés de capacités d’apprentissage, de souplesse cognitive, de relations sociales, de construction d’ouvrages artificiels (nids, terriers…) qui sont indispensables à leur survie.

L’invention, l’artifice, la créativité, l’innovation de la culture que l’on croyait des propriétés exclusives de l’activité humaine, ont été réintroduits au sein du monde naturel. La nature n’est plus ce qu’elle était. Elle se révèle ouverte, flexible et créative. Tout cela nous invite à repenser la place de l’homme dans la nature et la place de la nature dans l’homme.

L’animal humanisé ; l’humain naturalisé.

 

 

 

Le sens de la technique ? Nous libérer du travail, de l’esclavage.

La main qui a fait l’homme l’a défait.

Travailler à soi, enfin, à sa propre transformation.

Inventer une société de distribution basée sur le travail des machines (marché commun est une absurdité : vendre à l’autre plus que ce qu’on lui achète…)

Distribuer la richesse de production (et non la richesse de quelqu’un, du particulier), une solution ?

 

 

 

 

Théorie de la relativité : plus on voyage rapidement dans l’espace, plus on voyage lentement dans le temps. Si l’on atteint la vitesse de la lumière, le temps s’arrête complètement.

 

Or, si la vitesse de la lumière annihile le temps, peut-être est-ce précisément parce qu’elle est le seul temps qui soit. (Le temps n’étant quant à lui qu’un concept, une abstraction)

L’aveuglement du temps produit par la lumière.

 

 

 

Sam Butler(XVIII) : «  Qu’est-ce qui est apparu en premier : l’œuf ou la poule ? La poule est le moyen inventé par l’œuf pour faire un autre œuf. »

 

 

 

 

 

Est-ce que le chien sait pourquoi il aboie ? Conséquence de la domesticité, l’aboiement du chien est un reflex conditionné, transmis par le dressage et dont les incidences héréditaires vont de paires.

Est-ce que l’enfant sait pourquoi il dit merci ? Est-ce que l’adulte sait pourquoi il dit s’il vous plaît ? Nous avons conscience d’avoir reçu une éducation dont nous sommes le fruit.

Le chien a-t-il conscience d’avoir été « éduqué », domestiqué ?

Sommes-nous finalement les seuls à avoir des représentations conscientes d’elles-mêmes ?

Après tout, nous en sommes les seuls auteurs…

Un animal se fait-il des représentations ? Est-ce que l’idée est abstraite pour lui ?

Les « représentations » ou images mentales animales seraient davantage des re-présentations, c’est-à-dire la représentation d’une chose absente et non d’une idée abstraite.

absence  ≠ abstraction

Nous avons abstractivé l’absence (ou fait de l’absence une abstraction.)

 

Exemple des scénarios ou représentations des chats, le plus connu.

Comparaison avec l’animal qui nous réclame à manger. Il se représente cet acte concret qui est celui de se nourrir parce qu’il a faim (ou parce qu’il est gourmand). A l’instar de l’action, la nourriture est absente – il n’est ni en train de manger ni en train d’observer de la nourriture. Il s’en fait une représentation.

Est-ce que l’animal se représente l’amour ; la mort ; la vie ? Elles ne sont pas rattachées à une idée mais à une réalité. Vivre est une réalité pour laquelle ils n’ont pas besoin d’avoir une idée, vivre répond à une fonction.

Pourquoi ne se satisfait-on pas de la fonction de vivre ; pourquoi ne pouvons-nous pas vivre sans conférer à la vie un sens ? Quel est le dysfonctionnement à l’origine de notre besoin ? A moins qu’il ne réponde à une fonction … celle de notre pensée.

  

 

Mes seules affaires avec la politique. Pour synthétiser, la gauche représente un idéal ; la droite, une réalité sociétale (abjecte).

 

 

Il y a deux représentations communément admises de l’homme. Soit une conception naturaliste, soit une conception spiritualiste de l’espèce humaine.

On ne cerne pas leurs implications communes. Pourtant, l’ambition spiritualiste de la pensée humaine a structuré l’activité cérébrale…

 

 



Je ne cherche pas à provoquer ou plutôt, ne cherche pas qu’à provoquer une réaction esthétique. Toute ma recherche (et certainement n’y parviendrais-je jamais) tend à opérer une mutation intellectuelle (ou transmutation) de la pensée : la dévier de ses représentations qui s’ignorent comme telles pour embrasser ses représentations conscientes d’elles-mêmes.

 

∞

 

Révéler le phantasme de la pensée à l’aune de sa réalité.

 

 

Test de Rorschach. Faire une œuvre délirante et railleuse à partir de cela avec les taches de Patrick.

 

 

« Transmuer » chaque théorie scientifique en œuvre.

 

 

 

 

« L’instinct maternel est une aberration qu’il faut laisser à la femelle animale : elle s’occupe de ses petits tant qu’elle a du lait, puis les ignore quand il se tarit. Mais être mère n’est pas un instinct. L’attachement pour l’enfant se tricote au jour le jour. » Elisabeth Badinter

 

 

Faire un enfant parce qu’on en a envie ; qu’est-ce qu’il y a de plus égoïste que ça ?

 

 

Peut-on être une femme « nullipare » ?

 

 

 

L’intelligence d’une personne se mesure-t-elle à la quantité de drogues qu’elle absorbe, ou à l’inverse, à sa capacité d’abstinence ?

 

 

La pensée se substitue à notre regard, un monde qui s’accorde avec notre désir.

 

 

 

Devant le petit ou le grand écran. Je ne suis décidément pas quelqu’un qui se reconnaît dans les films, mais qui se reconnaît dans ceux qui les font.

C’est-à-dire que je suis plutôt de celles qui s’identifient aux acteurs et non aux personnages.

 

 

 

C’est la simplicité du langage qui réduit le réel.

 

 

 



Behaviorisme : Traitement humain comparable au chien de Pavlov.

Concept de « comportement » se substituant à celui d’esprit ou de conscience. Regard : le conditionnement ne démontre qu’une chose, sa toute-puissance, quel qu’en soit le sens. Il n’éradique pas les concepts d’esprit ou de conscience, il renforce l’idée qu’ils sont le fait d’un conditionnement. Ce que le behaviorisme doit saisir pour être pertinent : pourquoi nous sommes-nous ainsi domestiqués les uns les autres ? Par nécessité

 



Une obsession occidentale : les origines de l’humanité. Il y a environ – 35000 ans, naissance de l’expression artistique…)

Paléolithique : environnement subi.

Néolithique : environnement construit.

Il y a entre -20000 et -40000 ans, 4 ou 5 espèces d’humains :

Neandertal ;  Florès ; Sapiens ; Denisova.

 

 

Psychanalyse : Accréditation du manichéisme, autrement dit, du bien et du mal, de l’innocence et de la culpabilité (chrétienne) ; en clair, l’humain et l’animal, notre dualité constitutive (peut-être après la femelle et le mâle).

Il est urgent de dépasser la psychanalyse.

 

 

 



Les pensées alambiquées du bicéphale. Métaphore filée du travail mené entre Patrick et moi. L’informe comme pur degré du réel ; la réflexivité comme pur degré de la pensée.

 

 





Behaviorisme : Traitement humain comparable au chien de Pavlov.

Concept de « comportement » se substituant à celui d’esprit ou de conscience. Regard : le conditionnement ne démontre qu’une chose, sa toute-puissance, quel qu’en soit le sens. Il n’éradique pas les concepts d’esprit ou de conscience, il renforce l’idée qu’ils sont le fait d’un conditionnement. Ce que le behaviorisme doit saisir pour être pertinent : pourquoi nous sommes-nous ainsi domestiqués les uns les autres ? Par nécessité.

 

 

Japon, tabou non sexuel, mais porté sur l’expressivité du visage, d’où la nécessité de porter un masque.

Shinto : religion narrant la création du monde comme étant naît de la jouissance orgasmique d’un dieu mâle et d’un dieu femelle qui procréaient le monde. Hégémonie du plaisir. Sacralisation.

Hiroshima : figure du père, antihéros (mort à la guerre, péri devant les machines écrasantes – assimilées ou sublimées en robots dans les mangas.)

 

 

 

Quand je parle, je censure mon intelligence ; quand j’écris, je censure ma connerie.

 

 

Propos sur la peine de mort. Je préfère détourner leur cerveau qu’anéantir des potentiels mal utilisés.

 





Le cas Freud – Se concentrer sur le contenu de l’esprit sans se soucier des fonctionnements du cerveau (or le contenu de l’esprit est la mise en scène de l’activité cérébrale).

Actes manqués, jeux de mots (lapsus), surmoi, principe de plaisir, l’envie du pénis, etc. sont les symptômes de son homosexualité refoulée (ou du moins en grande partie).

Freud a systématisé son cas, en a fait une généralité.

 



 



Il n’existe toujours pas d’explication acceptée de l’anesthésie, procédé par lequel certains composants provoquent une inconscience réversible.

Malgré cela, on ne refuserait pas une anesthésie sous prétexte qu’on ne peut pas en expliquer le fonctionnement…

 

 

Proust- Ne pas avoir de nouveaux paysages sous les yeux mais voir avec de nouveaux yeux.

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